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Le Blog des Verts

Vendredi 9 novembre 2007

 

Un garde forestier a été blessé à coups de pierres par des individus en tentant de les empêcher d’abattre des arbres au parc La Visite (Sud-Est), l’un des trois parcs nationaux, a annoncé mercredi le ministre de l’environnement, Jean-Marie Claude Germain.

Deux autres agents que l’on disait portés disparus se sont enfuis pour échapper à la colère d’une foule d’agresseurs, selon le ministre interrogé par Radio Kiskeya. Il a promis que des mesures énergiques seront adoptées en vue de stopper le processus de destruction de La Visite dont la couverture forestière est passée de 32.000 à 8.000 hectares.

Plusieurs environnementalistes ont lancé des cris d’alarme en vue de porter les autorités à préserver le parc, l’une des dernières réserves écologiques d’Haïti.

Par Les Verts de l'OPL
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Lundi 25 juin 2007

 


Haïti, l'un des plus riches pays de la Caraïbe en terme de biodiversité, risque de ne plus l'être si rien n'est fait pour stopper la dégradation de l'environnement.
Pendant que d'autres pays font de la promotion pour leurs richesses écologiques (Ecotourisme), on a identifié actuellement en Haïti plus d'une centaine d'espèces animales et végétales en voie de disparition. Notre île comptait avant l'arrivée des Indiens (Taïnos), il y a 7000 ans 25 espèces de mammifères terrestres endémiques à Haïti, c'est-à-dire originaires et ne vivant qu'en Haïti de l'ordre des primates, des rongeurs et des insectivores dont 23 ont déjà disparu !
Les deux mammifères terrestres endémiques à Haïti qui n'ont pas encore disparu sont le Zagouti (Plagiodontia aedium) et le Selonodonte (Nez Long) (Solenodon paradoxus : savez-vous que le Selonodonte qui vit en Haïti est le plus gros insectivore connu, avec 40 cm de long pour un poids environ égal à 1 kg) mais qui sont en voie de disparition ! La faune est aussi très riche en espèces marines, aquatiques et terrestres. Elle comprend plus de 2000 espèces dont plus de 70 % sont endémiques (PAE, 1999). Par exemple dans l'Etang de Miragoâne sur les 13 espèces de poissons inventoriées 8 ne se trouvent que dans ce point d'eau et nulle part ailleurs sur la planète terre. La flore du pays est aussi très variée. Elle compte plus de 3500 espèces dont 37 % sont endémiques à Haïti. Saviez-vous que le palmiste royal, partie importante de notre emblème national, est une plante endémique à Haïti au même titre que le pin de nos forêts (Pinus occidentalis), le sapotillier de la Hotte (Micropholis polita), le bois tremblé (Didymopanax tremulum), le latanier chapeau (Sabal umbaculifera), le corosier (Attalea crassispatha). Le parc Macaya comporte, entre autres 141 espèces d'orchidées dont 38 sont endémiques au massif de la Hotte et 58 à l'île Haïti. La liste s'allonge à chaque décennie et le pays poursuit sa course dans le gouffre de l'inconscience.
Dans la nuit du 23 au 24 mai 2004 les pluies torrentielles qui se sont abattues sur Fonds-Verettes ont fait plus d'un millier de morts, des centaines de disparus et des milliers de sans abris. On dirait que ce coup a réveillé la conscience de tout haïtien sur la fragilité écologique du pays due par l'exploitation abusive des carrières, la construction anarchique et surtout par la déforestation.
Aujourd'hui c'est plus qu'évident, après l'hécatombe de la cité de l'Indépendance provoquée par la Tempête Jeanne (18-19 sept. 2004) et les catastrophes de FondsVerretes, que l'élite intellectuelle et économique du pays a échoué dans sa mission alors qu'il y a plus d'un demi-siècle, le Dr Jean Price Mars interpellait les élites haïtiennes dans son livre « La vocation de l'élite » Aujourd'hui la démission de l'élite est patente ! En 1987, l'État d'urgence a été décrété pour sauver l'environnement haïtien, mais 20 ans après, les choses empirent. L'insécurité environnementale nous guette sur tous les fronts. Pourquoi construire des routes, des ponts qui coûtent très cher et qui plus tard vont être détruits à cause de la dégradation de l'environnement ?
Quel pays laisserons-nous à nos enfants ?
On ne peut parler de progrès en dehors du concept du développement durable comme l'a si bien dit Brundtland: « C'est un développement qui répond au besoin du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre à leurs propres besoins »
Il est urgent d'intervenir parce que le temps est facteur crucial. Le gâchis est tel que tout retard, tout refus de prendre hic et nunc les mesures de redressement nécessaires hypothèquent lourdement toute possibilité de développement économique du pays. Il faut toucher la plaie du doigt. Savezvous qu'Haïti fait partie de 30 pays qui auront de graves problèmes d'eau en 2025 ? Savez-vous également qu'Haïti est située en dernière position sur une liste de 122 pays en matière de respect de l'environnement. De 1956 à nos jours la couverture forestière nationale passe de 20 % à moins de 2 %. Les ressources naturelles sont mal exploitées et l'espace n'est pas utilisé à bon escient. De ce fait, l'érosion persiste, l'eau devient de plus en plus rare, car le ruissellement prime sur l'infiltration. Ainsi la source Cerisier et Lerclerc ont vu leur débit diminuer de jour en jour. Chaque année, plus de 50 millions d'arbres sont abattus ; nous perdons également 36 millions de tonnes de terre arables par an, ce qui représente 12000 ha de 12 cm de profondeur et qui vont sans doute perturber l'équilibre de l'écosystème marin déjà fragile par le phénomène de l'ensablement et causant ainsi une entrave pour l'industrie halieutique du pays déjà à genoux (ANDAH, 1999). Il est temps de déplorer les catastrophes, il faut agir vite et saisir le taureau par les cornes. Car, chaque année, de juin à novembre, Haïti est toujours sous menace cyclonique. Et avec l'effet de serre (augmentation de la température moyenne de la Terre) dû par l'augmentation de CO2 et du CH4 dans l'atmosphère, les cyclones seront plus fréquents, donc nous devons nous préparer à les affronter. Haïti en tant que pays montagneux à relief accidenté devrait avoir une couverture forestière avoisinant les 40 % de sa superficie pour au moins se protéger contre la furie de la nature. La République dominicaine, où la tempête Jeanne a fait moins de 50 morts, possède 30 % de couverture forestière
À suivre…
Source: Le Matin
Par Les Verts de l'OPL
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Lundi 25 juin 2007

 

Côte des Arcadins, 4 Mai 07 [AlterPresse] --- Des mesures pour diminuer le taux de fabrication du charbon de bois sont envisagées au niveau du gouvernement haïtien en vue de préserver ce qui reste de la couverture végétale du pays, annonce l’Ingénieur Jean-Marie Claude Germain, Ministre de l’Environnement (MDE).

A Port-au-Prince, la capitale d’Haïti, la consommation du charbon de bois se situe entre 60 et 70 pour cent de la production totale dans tout le pays.

« Nous sommes en train de préparer des alternatives au charbon de bois à partir desquelles des mesures d’interdiction du commerce de charbon de bois à Port-au-Prince seront prises », a déclaré le Ministre Claude Germain en marge d’une intervention à la deuxième conférence internationale sur les relations haïtiano-dominicaines convoquée par le « Dialogue haïtiano-dominicain des églises (Dhde).

Haïti, selon le titulaire de l’environnement, est un pays dont la structure montagneuse est estimée à près de 80 pour cent ; les plaines représentent environ 20 pour cent.

A très court terme, Claude Germain informe que des activités alternatives, visant à doter les paysans vivant dans les zones boisées des moyens de subsistance, vont être développées. Ces « activités génératrices de revenus » se feront dans les domaines de production de vaches laitières et de poulets. De telles activités, ajoute le Ministre de l’Environnement, seront mises en place durant ce mois de mai 2007.

Par ailleurs, Jean-Marie Claude Germain annonce la signature prochaine d’un accord tripartite entre Cuba, Haïti et la République Dominicaine dans le cadre d’un programme d’énergies alternatives.

Cet accord, précise le Ministre, sera bientôt signé en République Dominicaine afin de faciliter le transfert de technologies dans le cadre du renforcement institutionnel permettant aux trois pays de développer leur environnement respectif.

Jean-Marie Claude Germain ajoute que des jeunes haïtiens vont bénéficier de séminaires de formation sur la question environnementale dans des pays développant des relations étroites avec Haïti. Ces formations à l’étranger doivent aider au renforcement de la capacité du MDE et de ses satellites établis dans les autres départements géographiques du pays. [do apr 04/05/2007 11:00]

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Lundi 25 juin 2007

vendredi 4 mai 2007

Côte des Arcadins, 4 Mai 07 [AlterPresse] --- Les Haïtiens et les Dominicains sont condamnés à vivre ensemble sur cette île des Grandes Antilles dont ils sont propriétaires depuis la fin de l’esclavage sur cette colonie dominée par les puissances européennes.

C’est en substance la toile de fond des différentes interventions faites par les officiels des deux Républiques à l’ouverture de la deuxième conférence internationale du Dialogue haïtiano-dominicain des églises (Dhde) sur les relations entre les deux Républiques.

Emonde Supplice Beauzile, vice-présidente du Sénat haïtien a surtout plaidé en faveur des actions concrètes pour aboutir au mieux à l’harmonisation des relations entre les deux pays qui ne sont, d’ailleurs, pas en guerre.

« Haïti et la Rép. Dominicaine, ce ne sont pas deux pays en guerre (…). Nous ne sommes pas en guerre, nous sommes deux peuples frères ; un oiseau avec deux ailes, nous devons nous mettre ensemble et regarder dans la même direction (…) en vue d’un développement soutenable », a lancé Edmonde Supplice Beauzile, chaudement ovationnée par les participants à cette conférence qui se déroule sur la côte des Arcadins, au nord de Port-au-Prince.

Placée sous le thème « Pour un environnement favorable à la paix sur l’Ile », cette conférence internationale a drainé des représentants de trois pays : Haïti, la Norvège et la République Dominicaine. Les 8 personnes qui intervenaient à l’ouverture de ces assises ont tous préconisé des rapports de bon voisinage entre Haïti et la République Dominicaine. Parmi ces intervenants figurent Svein Saether (représentant du gouvernement norvégien), Hanne-Marie Kaarstad (représentante de l’Aide de l’Eglise Norvégienne (AIN), l’ambassadeur Inocencio Garcia (République Dominicaine).

L’officiel du gouvernement dominicain note des progrès significatifs dans les relations entre Haïti et la République Dominicaine.

Le pasteur Berto Eugène, président du Dhde côté haïtien, indique, pour sa part, que la question de l’environnement est au cœur des préoccupations de cette instance supportée par le gouvernement norvégien à travers les églises protestantes de la Norvège.

Wiener Jean-Baptiste, directeur des affaires politiques à la chancellerie haïtienne, a de son côté appelé à une prise de conscience collective en vue de préserver ce que l’île reste en termes de couvert végétal.

« Seule une prise de conscience collective du peuple haïtien peut donc arriver à freiner le désastre qui menace l’île », estime le haut fonctionnaire du Ministère des Affaires étrangères d’Haïti.

Tout en félicitant cette initiative des églises protestantes des deux pays, Jean-Baptiste déclare que cette deuxième conférence doit servir de point de départ à une prise de conscience citoyenne et à l’élaboration de stratégies visant des actions concrètes concernant la protection du milieu ambiant. Cette rencontre doit également permettre, selon lui, de favoriser des initiatives visant à la sauvegarde et à la régénération des écosystèmes de l’ Ile.

Wiener Jean-Baptiste a aussi salué le travail engagé par la commission mixte haïtiano-dominicaine mise en place par les autorités des deux pays.« Notre responsabilité vis-à-vis des générations futures est donc de mettre fin à la dégradation générale de l’environnement », conclut le directeur des affaires politiques à la chancellerie haïtienne. [do apr 04/05/2007 16:00]

Par Les Verts de l'OPL
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Lundi 25 juin 2007
lundi 7 mai 2007

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P-au-P, 7 mai 07 [AlterPresse] --- La deuxième conférence internationale pour le futur des relations entre Haïti et la République Dominicaine, déroulée autour du thème "pour un environnement favorable à la paix sur l’île", a pris fin dans la soirée du vendredi 4 mai 2007 par la publication d’un ensemble de recommandations devant aider au développement et àla paix sur l’île, a constaté l’agence en ligne AlterPresse.

Parlementaires, partis politiques et représentants du gouvernement des deux côtés, réunis en atelier de travail, souhaitent « obtenir l’engagement des gouvernements pour le développement d’une vision stratégique et d’un plan d’action communs visant à faire face à la dégradation de l’environnement sur l’île ».

Ces délégués proposent également l’établissement, avec l’aide de la Norvège, d’un fonds binational pour le développement durable de l’environnement, en particulier pour les communautés de la zone frontalière.

« Ce mécanisme financier appuiera également les actions de renforcement d’un cadre juridique environnemental pour la surveillance, la protection de l’écosystème et la promotion de l’énergie renouvelable et alternative », expliquent-ils.

La formation d’un comité technique binational, chargé d’assurer le suivi des recommandations formulées à la conférence, est aussi recommandée par l’atelier constitué de parlementaires, de représentants de partis politiques et de gouvernements haïtien et dominicain.

Du côté des organisations sociales, les propositions se basent sur le reboisement massif, notamment dans les bassins des rivières frontalières (Macasías, l’Artibonite, les Pédernales, le Massacre et Libón), à l’aide d’espèces qui remplissent des fonctions spécifiques et qui peuvent générer des ressources économiques pour le paysan, ce qui l’empêchera de couper les arbres.

Selon les membres de cet atelier, le reboisement doit se faire dans une logique de continuité. L’utilisation durable des ressources naturelles, la protection des zones déjà identifiées et l’identification d’autres aires à protéger ainsi que la favorisation de l’écotourisme sont recommandées.

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Un atelier

L’atelier de représentants de la société propose de construire des réseaux routiers pour encourager le transport de produits agricoles au bénéfice des paysans, de faire pression sur les autorités pour l’établissement d’une administration publique de l’environnement proche du milieu local.

Des cours d’éducation environnementale doivent être introduits dans les écoles à partir du cycle primaire pour faire changer les comportements envers les ressources naturelles et l’environnement. Ceci, dans la perspective de protéger la biodiversité et de prévenir les catastrophes naturelles.

Ces participants demandent que l’environnement soit géré de manière transversale dans les projets, dans les actions, dans les programmes éducatifs et dans les affaires quotidiennes.

La création des réseaux, regroupant des organisations environnementales de la société de chaque pays, doit être envisagée, selon les participantes et participants représentant les organisations sociales, qui exigent que des recherches sur l’impact des technologies agricoles en cours d’utilisation ou à introduire soient menées pour réduire l’utilisation de technologies qui agressent l’environnement.

Les Journalistes haïtiens et dominicains étaient, eux aussi, nombreux à cette conférence internationale. Les propositions qu’ils ont émises concernent l’élaboration et la mise en route d’un "Plan intégral de sauvetage de l’île" (avec un accent spécial sur Haïti) qui implique entres autres, les secteurs économique, institutionnel, environnemental, éducatif, et le secteur de la communication.

Dans ce plan, les médias des deux pays joueront un rôle fondamental de diffusion des informations ayant un contenu important en matière d’éducation et de prise de consciente sociale par rapport à la politique environnementale et les ressources naturelles. Un accent particulier sera mis sur la République d’Haïti qui présente un niveau plus élevé de dégradation de l’environnement.

Ils recommandent aussi la mise en place d’un réseau de journalistes dominicains et haïtiens, en vue de créer des réseaux alternatifs de communication capables de capter des sources d’aide ou de financement à l’échelle nationale et internationale pour des campagnes de sensibilisation environnementale, pour de la formation professionnelle, pour un suivi des informations sur l’environnement et de toute activité en faveur de l’environnement.

Ces journalistes haïtiens et dominicains proposent que leurs consoeurs et confrères appellent, à travers leurs médias respectifs, à la responsabilité des gouvernements des deux pays afin d’appliquer des mesures concrètes en faveur de l’amélioration de l’environnement et des ressources naturelles.

« Les journalistes doivent s’engager à assurer le suivi des mesures annoncées par les gouvernements des deux pays, qui concernent les politiques de l’environnement et des ressources naturelles », souhaitent-ils.

Ils recommandent également la favorisation et l’encouragement des campagnes de communication intégrale, impliquant les différents canaux de communication, afin de toucher les communautés qui ont moins d’accès aux moyens de communication.

Partie prenante de cette conférence internationale, les délégués des églises proposent la création, dans chaque pays, d’une commission de théologie spirituelle et de pastorale de l’environnement, la création d’une commission de spécialistes en environnement et de juristes pour l’analyse des législations environnementales dans chaque pays.

La possibilité de créer un fonds initial de cent millions de pesos (trois millions de dollars) avec des ressources provenant de mille églises dominicaines en vue de créer des petites et moyennes entreprises dans les zones frontalières au service des deux populations doit être étudiée, selon les participants de l’atelier constitué des représentants des églises évangéliques.

"Appuyer nos Etats et renforcer à l’intérieur de nos églises des campagnes de reboisement et de régénération écologique, en profitant de dates spéciales, participer aux institutions locales de gestion des risques et des catastrophes naturelles afin que la solidarité chrétienne soit visible de manière organisée et concrète", sont d’autres propositions formulées par ces délégués.

Ils préconisent aussi la promotion et le renforcement des associations d’hommes et de femmes chrétiennes du milieu des affaires dans les deux pays pour l’investissement commercial et l’amélioration des relations commerciales.

L’installation des écoles techniques et professionnelles en sciences de l’environnement doit être encouragée, selon les membres de la délégation religieuse.

Tenue sur la Côte des Arcadins (nord de Port-au-Prince, Haïti) du 2 au 5 mai 2007, autour du thème « Pour un environnement favorable à la paix sur l’île », la deuxième conférence internationale pour l’amélioration des relations haitiano-dominicaines a reçu le soutien financier du gouvernement norvégien par le truchement de l’Aide des églises de la Norvège (AIN).

Impulsée par le « Dialogue haïtiano-dominicain des églises » (Dhde), cette conférence a réuni 139 participants haïtiens, dominicains et norvégiens, dans l’objectif de « contribuer aux efforts de sensibilisation de différents secteurs des communautés haïtienne et dominicaine sur la nécessité d’entreprendre des actions concrètes en faveur de la protection de l’environnement des deux pays ». [do apr 07/05/2007 10 :45]

NB : Sur la photo de logo, lecture des conclusions de la deuxième conférence internationale du Dhde par une Haitienne et un Dominicain

Par Les Verts de l'OPL
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Lundi 25 juin 2007
Mardi 12 Juin 2007

Haïti et Reste du Monde : Les Nations Unies préconisent un engagement ferme dans la lutte contre les changements climatiques

mardi 5 juin 2007

 

 

Soumis à AlterPresse le 4 juin 2007

Message publié par le Secrétaire général à l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement

 À cause des rejets de gaz à effet de serre liés à l’activité humaine, notre planète est en train de se réchauffer.

Les concentrations de dioxyde de carbone dans l’atmosphère, plus élevées que jamais en 600 000 ans, augmentent de plus en plus vite. C’est dans les zones polaires que les manifestations des changements climatiques sont les plus saisissantes. L’Arctique se réchauffe deux fois plus vite que le reste du monde.

Les glaces marines permanentes y diminuent en étendue et en épaisseur ; les zones de permafrost, gelées depuis des siècles, sont en train de fondre, et les calottes glaciaires du Groenland et de l’Antarctique s’amenuisent à un rythme que nul n’avait prévu. Pour les habitants et les écosystèmes de l’Arctique, les conséquences sont graves. Le retrait des glaces marines prive des espèces vulnérables de leur habitat.

Les collectivités autochtones de l’Arctique, dont l’alimentation, mais aussi l’identité culturelle, reposent sur la nature, ne manqueront pas non plus de s’en ressentir. Mais le problème ne concerne pas que les pôles.

Le thème choisi en 2007 pour la Journée mondiale pour l’environnement – « Fonte des glaces : un sujet brûlant » – fait bien ressortir le fait que les changements climatiques touchent toutes les régions.

Partout dans le monde, avec la hausse du niveau des mers, les habitants des îles et des villes situées en basse altitude risquent l’inondation.

Les compagnies d’assurance du monde entier, devant dédommager les victimes de phénomènes météorologiques extrêmes, déboursent de plus en plus chaque année.

Face au recul des glaciers, les gouvernements se demandent avec de plus en plus d’inquiétude si nous aurons assez d’eau à l’avenir. Et pour les habitants des zones arides (un tiers de la population mondiale), surtout celles d’Afrique, l’évolution météorologique liée aux changements climatiques menace d’aggraver la désertification, la sécheresse et l’insécurité alimentaire. La dépendance de nos sociétés vis-à-vis des hydrocarbures risque de compromettre le progrès social et économique et, à terme, notre sécurité. Certaines orientations et technologies nous permettraient d’éviter la crise qui se profile, mais encore faudrait-il avoir la volonté politique de faire les bons choix.

Les pays développés, en particulier, pourraient faire un effort supplémentaire pour rejeter moins de gaz à effet de serre dans l’atmosphère et promouvoir l’efficience énergétique. Ils pourraient aussi aider des pays à croissance rapide, comme le Brésil, la Chine et l’Inde, à se développer sans trop polluer, et les pays les plus touchés par les changements climatiques à s’adapter. Cette Journée mondiale de l’environnement est l’occasion de souligner une nouvelle fois la nécessité de freiner les changements écologiques alarmants qui transforment notre planète, aux pôles et partout ailleurs.

Elle est aussi l’occasion, pour chacun, de s’engager à lutter de son mieux contre les changements climatiques.

Le 5 juin 2007

Les changements climatiques touchent toutes les régions, rappelle le secrétaire général des Nations Unies, le sudcoréen Ban Ki-moon.

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Dimanche 24 juin 2007

 lundi 21 mai 2007
par
Djems Olivier

 

 

Djems Olivier [AlterPresse]

P-au-P, 21 mai 07 [AlterPresse] --- Des travaux d’évacuation des ordures ménagères vont être réalisés dans la zone de Carrefour Feuilles (sud-est de Port-au-Prince) grâce au Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) qui finance un projet pilote dans ce secteur, apprend l’agence en ligne AlterPresse.

Initié par le Pnud de concert avec la Mairie de Port-au-Prince, les ministères des Affaires sociales et de l’Environnement, ce projet pilote se résume en une expérimentation sur la transformation des déchets en compost.

A l’aide de deux camions, les 200 personnes ressources qui seront embauchées transporteront les détritus vers un centre de triage qui sera conçu, en la circonstance, à Savane Pistache, un quartier défavorisé de Carrefour Feuilles.

« Les matières organiques seront transformées en compost dans un centre de compostage. Les composts seront utilisés à des fins agricoles. Les déchets plastiques ainsi que les métaux seront vendus », explique John Atis, chargé du projet auprès du Pnud.

Ce projet pilote de transformation d’ordures ménagères est exclusivement créé pour la périphérie de Carrefour Feuilles. La violence armée, qui prévalait dans cette zone au cours des dernières années, explique bien ce choix. Pour collecter les détritus, des points de collecte préfabriqués, faits en métal, seront installés, selon John Atis.

« Notre attente, c’est de voir réduire la violence à Carrefour Feuilles. Jusqu’à présent, les résultats sont satisfaisants en terme de réduction de la violence armée », dit -il.

Le comité d’action sanitaire de Carrefour Feuilles, formé de représentants de 25 quartiers, prendra la gestion du projet après l’expérimentation du Pnud.

Pour la première phase de ce projet pilote qui s’étendra jusqu’en avril 2008, les Nations Unies ont déjà déboursé 600, 000 dollars américains.

John Atis indique que le transfert de la deuxième phase sera fait à l’Etat haïtien.

Les avis sont divergents quant à la réalisation de ce projet de collecte de déchets solides à Carrefour Feuilles. Ce projet vise notamment la consolidation du processus de lutte contre la violence dans la zone de Carrefour Feuilles.

« Nous attendons ce projet avant impatience et nous sommes prêts à participer à son exécution, parce que nous en avons besoin », souligne Marie Alice Pierre, qui a travaillé comme facilitatrice dans la première phase du projet.

« Nous disons à tout le monde que nous ne sommes pas violents. Nous sommes du côté de la non-violence », affirme cette jeune femme.

L’espace, identifié pour la construction du centre de transformation de ces ordures ménagères, servait de terrain de sport aux jeunes de Savane Pistache.

Sur cette colline, se greffent aussi un marché public et un autre petit terrain où les jeunes du quartier faisaient du sport.

« Nous avons besoin de terrain de football pour nous amuser. C’est vrai que nous sommes contre la violence, mais les Nations Unies doivent penser à nous construire des terrains de jeu, parce que nous en avons besoin », riposte un jeune homme aux cheveux tressés, se présentant comme un rastaquouère.

En tout cas, à travers ce projet, le système des Nations Unies se fixe comme priorité l’amélioration des fragiles conditions de vie des populations haïtiennes visant dans les communautés vulnérables, particulièrement dans les bidonvilles de Port-au-Prince.

Aux dires de certains riverains, de nombreux chefs de gang ont été démantelés à Savane Pistache qui domine la capitale haïtienne à cause de son altitude.

Des projets humanitaires et de développement, visant la réduction de la violence armée dans des quartiers réputés fragiles, permettent aujourd’hui d’occuper de nombreux habitants de ces bidonvilles par leur participation à la conception et la mise en œuvre d’activités génératrices de revenus.

Et c’est dans ce contexte que John Atis place ce projet pilote. A son avis, les leçons apprises serviront à l’étude de son implantation dans d’autres zones du pays. [do rc apr 21/05/2007 9 :20]

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